| Campagne pour les singes de Nepal |
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Grâce à la campagne de la Coalition Anti Vivisection l'export des singes népalais est arrêté! Merci à tous!
Les singes sont profondément intégrés dans la société Népalaise, dans la culture et la vie quotidienne. Malgré cela, de nombreux singes rhésus népalais, des macaques, sont sur le point d'être expédiés vers les Etats-Unis pour finir dans des laboratoires, privés de liberté, de vie sociale et d'affection.
C'est en vue de cette exportation qu'en 2003 le premier projet d'élevage a été lancé à Katmandu. En 2005, on a découvert qu'une ferme d'élevage se construisait. D'après le Dr Randall Kyes, professeur à la tête d'un programme de recherches à l'Université de Washington, le macaque népalais est très convoité pour son 'code génétique'. Pendant des décennies, des chercheurs américains ont effectué leurs recherches et expérimentations biomédicales sur des singes principalement venus d'Inde.
En 1978, l'Inde a interdit l'exportation de macaques créant une pénurie de singes de laboratoire, surtout aux Etats-Unis. Du coup, les chercheurs ont commencé à se procurer des singes de remplacement, notamment au Népal. Dans les laboratoires américains, les expérimentations subies par les singes sont très douloureuses et la captivité éprouvante. Pendant les tests, les singes sont isolés dans de petites cages dans lesquelles ils s'automutilent; ils se mordent, s'arrachent les poils et effectuent des mouvements répétitifs. Les singes sont habitués à vivre en groupe et ne s'adaptent jamais à une vie solitaire dans une cage trop exigue.
Dans les centres de recherches, les animaux sont utilisés pour développer un médicament contre le SIDA. Les singes se font inocculer le virus afin de tester différents médicaments. En fait, ils subissent aussi d'autres types d'atrocités comme l'introduction d'implants crâniens pour voir s'ils apprennent des tâches quand ils sont stimulés électriquement. Une autre expérience consiste à implanter des électrodes dans le cerveau et la moëlle épinière des animaux afin d'enregistrer les électro-variations produites en exécutant des tâches difficiles. Le Dr Virginia Gunderson, de l'université de Washington, injecte des produits chimiques dans le cerveau de singes de trois mois pour déclencher et observer des crises d'épilepsie. Afin de faciliter l'observation de ces expérimentations, les têtes des singes sont boulonnées à des dispositifs d'immobilisation. Ce ne sont que quelques exemples de ce que les singes népalais endurent aux Etats-Unis avant de mourir et de finir dans des containers à déchets. Le Népal est un des rares pays en Asie où il n'y a pas de lois efficaces concernant le bien-être des animaux. La constitution dit que tous les êtres vivants doivent être traités avec respect, mais on n'a jamais introduit de loi pour la protection animale au Parlement.
En juin 2003, une opposition à l'exportation des singes vers les Etats-Unis s'est organisée. Des militants de 'Society for the Prevention of Cruelty to Animals' ont découvert que des macaques népalais allaient être exportés vers des laboratoires américains. Ils ont donc commencé à informer la population et les média. Rapidement, la campagne Stop Monkey Business a été lancée par Animal Nepal, une association à but non-lucratif agissant pour le droit des animaux au Népal. Animal Nepal a été fondée par la journaliste freelance néerlandaise Lucia de Vries, vivant au Népal depuis 1992. Plus la campagne se développait, plus elle captait l'attention et récupérait le soutien d'autres organisations, dont Coalition Anti Vivisection. Dès lors, il y a eu des manifestations devant les consulats et les ambassades du Népal à Bruxelles, Amsterdam, Paris, Londres et New York. D'après Lucia de Vries, le gouvernement népalais peut gagner jusqu'à $300 par singe vendu aux américains.
La campagne Stop Monkey Business est internationale, et presque tous les média népalais ont critiqué cette affaire. En ce moment, on prépare un procès contre le gouvernement. De Vries : 'Nous trouvons que l'ordonnance qui voulait autoriser l'élevage d'animaux sauvages est passée de manière anti-démocratique. Aucune des personnes impliquées n'a été conseillée et la loi n'a jamais été montrée au Parlement. La population népalaise est majoritairement contre l'exportation mais il semble que le gouvernement ne veut pas contrarier les Etats-Unis, qui a besoin de singes pour ses expérimentations. Et puis il circule beaucoup d'argent grâce à ce commerce inhumain.' Lucia de Vries précise que les singes des nouvelles fermes d'élevage n'ont pas encore été exportés car il doit d'abord y avoir une seconde génération. Cette deuxième génération existe actuellement et d'après de Vries on les utilise déjà pour des tests sur place. 'Nous ne savons pas exactement quand le premier groupe de singes partira pour les Etats-Unis. Nous ferons tout pour éviter cela.' |

















